top of page

Une vie ne tient pas dans un titre

Mise au point

suite à l’article publié dans 24 heures du 18.06.2026​

Ce texte est une mise au point personnelle. Il n’a pas pour but d’attaquer qui que ce soit, de désigner des responsables ou d’interférer avec des procédures en cours. Il vise uniquement à replacer certains éléments dans leur contexte, à la suite de publications et de décisions me concernant. Les faits évoqués le sont selon ma compréhension, sur la base des documents et éléments dont j’ai eu connaissance. Je réserve l’ensemble de mes droits et continuerai à faire valoir ma position dans les cadres légaux appropriés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À la suite du dernier article publié à mon sujet et au sujet du Centre Animalier du Nord Vaudois, je souhaite apporter une mise au point.

Ce texte n’a pas pour but d’attaquer qui que ce soit ni d’interférer avec des procédures en cours. Il vise uniquement à replacer certains éléments dans leur contexte. Je réserve l’ensemble de mes droits.

Je ne vais pas répondre point par point à chaque reproche, ni entrer dans une justification permanente.

Je ne suis pas un titre.
Je ne suis pas une procédure.
Je ne suis pas une formule reprise dans un article.

Je suis une personne qui, depuis 1979, consacre sa vie aux animaux, accueille ceux dont beaucoup ne veulent plus, et qui a exercé ses responsabilités communales avec engagement et efficience.

Je ne nie pas les difficultés.
Je ne nie pas que certains dossiers aient été lourds.
Mais je refuse que l’on transforme ces difficultés en portrait à charge.

Je ne cherche pas à polémiquer : je souhaite rétablir certains éléments de contexte.

Le CADNV était autorisé, connu et suivi

Le CADNV n’était pas une structure cachée.

Il était autorisé, connu, contrôlé et suivi par les autorités compétentes.

Des mises en conformité ont été demandées, comme cela arrive à de nombreuses structures lorsque les normes évoluent. Cela a notamment été le cas avec l’évolution des exigences liées à l’OPAn, en particulier pour certains aménagements devenus obligatoires, comme les sols stabilisés pour les chevaux.

Une demande de mise aux normes ne signifie pas qu’un lieu aurait fonctionné dans l’ombre. Cela signifie qu’il devait s’adapter à de nouvelles exigences, avec les contraintes matérielles, financières et pratiques que cela implique.

L’arrêt du Tribunal fédéral a confirmé le non-renouvellement d’une autorisation professionnelle. Il n’a pas effacé le fait que le CADNV était connu, suivi, engagé dans une procédure de mise en conformité, et qu’une autorisation avait été délivrée.

Je prends acte de cette décision, mais je refuse qu’elle serve à présenter toute l’histoire du centre sous un seul angle négatif.

Une autre vision de la détention animale

Au CADNV, les animaux n’ont jamais été considérés comme des machines, des objets ou de simples dossiers administratifs.

Le centre a toujours défendu une approche fondée sur les besoins réels de chaque espèce : mouvement, relations sociales, alimentation adaptée, rythme naturel, espace et possibilité d’exprimer des comportements propres à l’animal.

Les équidés du centre ne sont pas montés, ne sont pas ferrés et vivent en liberté toute l’année. Ils peuvent bouger, interagir, choisir leurs distances et vivre en groupe, conformément à leurs besoins fondamentaux.

Les chiens ne sont pas réduits à des ordres mécaniques — “assis, debout, couché” — comme s’ils devaient fonctionner sur commande. Ils vivent en semi-liberté, en groupes sociaux, avec des interactions, du mouvement, des choix et une vie la plus naturelle possible.

Les chats, les lapins et les volailles sont également pris en charge selon les besoins de leur espèce : espace, alimentation adaptée, contacts sociaux lorsque cela correspond à leur nature, possibilités de retrait, d’exploration, de mouvement et d’expression de leurs comportements naturels.

Pour moi, un animal n’est pas un objet à normaliser, ni une machine à dresser.

C’est un être vivant, avec son rythme, ses liens, ses besoins et sa dignité.

Les chats de la commune

Concernant les chats de la commune, je veux être claire : dans le cadre dont j’avais la responsabilité, il ne s’agissait pas de placements chez des particuliers, mais de chats sauvages, non manipulables, capturés dans le cadre d’une gestion de population féline.

Après les soins, la castration ou la stérilisation et la convalescence, ils étaient relâchés sur leur lieu de capture.

Cette gestion a été faite dans un souci de responsabilité et d’économie pour la collectivité. Une participation aux frais de castration et de stérilisation était prise en charge par la SPA, le vétérinaire accordait un rabais, et les animaux étaient inscrits dans la banque de données officielle par le vétérinaire, dans le cadre du suivi sanitaire et administratif.

Par la suite, les codes d’accès à cette plateforme ont été modifiés par l’administration communale. Dès ce moment-là, je n’ai plus pu contrôler les inscriptions, vérifier les historiques ni comprendre pourquoi certains chats, qui n’étaient pas des chats sauvages pris en charge dans ce cadre, apparaissaient inscrits au nom de la commune.

Ce point aurait mérité une vérification complète, transparente et contradictoire, avec accès aux historiques de la banque de données officielle, avant que des conclusions soient tirées contre moi.

Je conteste formellement avoir vendu, placé ou tiré un bénéfice personnel des chats sauvages pris en charge dans ce cadre.

Les 45’000 francs évoqués

Concernant les 45’000 francs évoqués, je conteste toute présentation laissant croire qu’il s’agirait de dépenses personnelles ou engagées dans mon intérêt.

Avant le vote du Conseil général, j’ai transmis au président du Conseil un document destiné à répondre aux accusations de la Commission de gestion et à replacer ces dépenses dans leur contexte. Ce document devait être lu avant le vote.

Il ne l’a malheureusement pas été. Une fois encore, les reproches ont été entendus, mais pas ma réponse.

Parmi les dépenses évoquées, certaines concernaient notamment la sécurité de bâtiments communaux recevant du public.

Je pense en particulier aux bancs de l’église. Après que deux bancs se sont cassés lors d’une assemblée, il est apparu nécessaire d’intervenir rapidement. Une église accueille des cultes, des messes, des cérémonies funéraires et des moments où des personnes âgées, des familles endeuillées ou des habitants vulnérables peuvent être présents.

Quand deux bancs d’église se cassent lors d’une assemblée, doit-on attendre qu’une personne tombe pendant un enterrement, une messe ou un culte pour agir ?

Pour moi, la réponse était non.

Ces réparations relevaient de la sécurité dans un bâtiment communal ouvert au public, pas d’une dépense personnelle ni d’un caprice.

L’autolaveuse de la grande salle doit également être replacée dans son contexte. Elle a été détruite lors des inondations de l’été 2024, comme beaucoup d’autres matériels touchés par cet événement.

Il ne s’agissait donc pas d’un achat de confort, mais du remplacement d’un équipement nécessaire à l’entretien d’une infrastructure communale utilisée par la population et les sociétés locales.

Cette dépense devait, selon les éléments disponibles, être prise en charge ou remboursée par l’assurance.

La présenter uniquement comme une dépense hors budget, sans rappeler qu’elle faisait suite à une inondation et à des dégâts matériels, donne une image incomplète de la réalité.

Mon mandat communal : agir avec efficience

J’ai exercé mes dicastères avec engagement et efficience.

De juin 2023 à octobre 2024, les dicastères qui m’étaient confiés couvraient notamment l’aménagement du territoire, la police des constructions, les bâtiments, la police, l’école, l’environnement, la nature et les animaux.

À partir d’octobre 2024, ces responsabilités ont été réduites. Il m’est resté les dicastères liés à l’école, à la nature, à l’environnement et aux animaux.

Puis, en avril 2025, tous mes dicastères m’ont été retirés, de même que mon adresse mail communale.

Durant cette période, je n’ai pas simplement “occupé” des dicastères : je les ai travaillés.

Police des constructions, aménagement du territoire, bâtiments, école, police, animaux, nature et environnement : plusieurs dossiers étaient anciens, sensibles, lourds ou houleux.

J’ai repris des dossiers de police des constructions complexes, parfois anciens ou incomplets. Ces dossiers demandaient de la rigueur, de la patience et une application équitable du règlement communal.

Mon objectif a toujours été que les règles s’appliquent de la même manière pour tous les citoyens.

Ce travail n’a pas toujours été simple. Dans certains dossiers, l’application du règlement communal a suscité des tensions importantes, et je n’ai pas toujours ressenti le soutien institutionnel que j’aurais pu attendre lorsque je cherchais simplement à faire respecter les règles en vigueur.

J’ai également travaillé sur le postulat des sociétés locales, afin de répondre à des besoins concrets exprimés par la vie associative du village.

J’ai participé à des séances d’information à la population, notamment sur des sujets touchant au territoire, à l’environnement, aux arbres et à la vie communale. Pour moi, informer les habitants et leur permettre de comprendre les dossiers importants fait partie du rôle d’une élue.

J’ai travaillé sur la sécurité des infrastructures, les bâtiments communaux, les transports scolaires, la gestion des chats errants, la protection du patrimoine naturel, les conséquences des intempéries et la recherche de solutions permettant de limiter la charge pour la commune.

Certaines démarches ont abouti. D’autres ont été refusées, retardées ou contestées. Mais cela ne signifie pas que le travail n’a pas été fait.

Certaines démarches ont dérangé. Certaines décisions ont été contestées. Mais agir dans l’intérêt public ne consiste pas à éviter les dossiers difficiles.

On peut ne pas aimer ma manière d’avancer.
Mais on ne peut pas dire que je suis restée immobile.

J’ai agi avec le souci constant de l’intérêt public, de la sécurité, de la transparence et de l’égalité de traitement.

C’est cela, pour moi, exercer un mandat avec efficience.

Une suspension dans un contexte où je conteste avoir pu répondre pleinement

Avant même ma suspension intervenue en février 2026, mes conditions d’exercice et de défense avaient déjà été profondément modifiées.

En avril 2025, mes dicastères m’ont été retirés, mon adresse mail communale a été désactivée et les serrures ont également été modifiées. En juin 2025, j’ai reçu du Conseil d’État la plainte déposée par la Municipalité ainsi que sa demande de suspension.

Je me suis donc retrouvée à devoir répondre à des accusations graves alors que je n’avais déjà plus un accès normal aux outils, locaux, dossiers, documents et moyens de communication liés à mes fonctions. Cette situation a concrètement limité ma capacité à vérifier les pièces, reconstituer les faits, consulter les dossiers concernés et répondre utilement aux reproches formulés contre moi.

J’ai demandé au Conseil d’État de pouvoir consulter les documents sur lesquels reposaient ces reproches, afin de pouvoir répondre utilement et produire mes explications. Cet accès ne m’a pas été accordé comme je l’avais demandé.

Au niveau communal déjà, lors du Conseil du mois d’octobre, j’avais transmis au président du Conseil un document destiné à répondre aux reproches formulés contre moi et à replacer les faits dans leur contexte. Ce document devait permettre aux membres du Conseil de prendre connaissance de ma position avant de se déterminer.

Or, ce document n’a pas été lu avant que la décision politique soit prise. Une fois encore, les reproches ont été entendus, mais ma réponse ne l’a pas été dans les mêmes conditions.

Comment se défendre correctement lorsque l’accès aux outils, aux locaux, aux documents et au dossier complet est limité ou contesté ?

Comment parler de débat équitable lorsqu’une personne mise en cause transmet une réponse écrite, mais que cette réponse n’est pas portée à la connaissance des personnes appelées à voter ?

Le droit d’être entendue et le droit de consulter son dossier ne sont pas des détails administratifs. Ce sont des garanties essentielles dans un État de droit.

Je mentionne ces éléments non pour polémiquer, mais parce qu’ils font partie du contexte dans lequel j’ai dû tenter de comprendre les accusations portées contre moi et faire valoir ma position.

Je continuerai à faire valoir mes droits dans les cadres appropriés.

Les difficultés communales ne sont pas nées avec moi

Avant ma suspension, la commune avait déjà connu plusieurs démissions, ainsi qu’un climat institutionnel tendu. Certains élus ont quitté leurs fonctions, d’autres ont choisi de ne pas poursuivre leur mandat. Ces éléments montrent que la situation ne peut pas être réduite à ma seule personne.

Durant mon mandat, j’ai parfois eu le sentiment que le simple fait de poser des questions, de demander davantage de contrôle, de transparence ou de rigueur dans certains dossiers pouvait être perçu comme dérangeant.

J’ai notamment estimé qu’un regard externe pouvait être utile sur certains aspects financiers ou administratifs. Cette volonté de clarifier les choses n’a pas toujours été bien accueillie.

Je ne souhaite pas personnaliser ces tensions ni régler des différends internes sur la place publique. Je veux simplement rappeler qu’un contexte communal existait déjà, fait de tensions, de résistances et de difficultés de fonctionnement.

Ce contexte doit être pris en compte avant de présenter ma situation comme un problème individuel.

Cavalière, oui — mais pas contre les règles

On m’a reproché d’avoir été “cavalière”.

Je reprends ce mot parce qu’il a été utilisé contre moi. Mais je conteste fermement l’idée qu’il signifierait que j’aurais agi contre les règles, contre les institutions ou contre l’intérêt public.

Ce que j’ai cherché à faire durant mon mandat, c’est agir avec efficience lorsque des dossiers concrets exigeaient une réponse : sécurité des bâtiments communaux, suivi de dossiers anciens, application du règlement communal, protection des intérêts de la commune, gestion de situations urgentes et égalité de traitement entre les citoyens.

Agir avec efficience, ce n’est pas agir seule, ni agir contre les procédures. Ce n’est pas de l’agitation, de l’autoritarisme ou une volonté de passer en force. C’est chercher à éviter que des problèmes restent sans réponse, que des situations dangereuses s’enlisent, ou que l’inaction finisse par coûter plus cher à la collectivité.

Lorsque j’ai prêté serment, je ne me suis pas engagée à rester spectatrice. Je me suis engagée à servir l’intérêt public, à respecter les règles et à agir avec conscience.

Alors oui, si le mot “cavalière” a été utilisé pour me reprocher d’avoir voulu avancer dans des dossiers difficiles, je réponds que j’ai voulu le faire avec engagement, avec responsabilité et avec le souci constant de l’intérêt public.

En conclusion

Je ne répondrai pas à la polémique par la polémique.

Je ne conteste pas le droit d’informer. Mais lorsque les mêmes éléments sont répétés article après article, sans que mon contexte, mes explications et mon engagement soient présentés avec la même place, cela contribue à figer une image publique à charge.

Dans un contexte local sensible, la prudence, l’équilibre et la distance critique devraient être essentiels.

Je ne demande pas un traitement favorable.
Je demande un traitement juste.

Je ne demande pas que l’on me croie sur parole.
Je demande que l’ensemble des faits soit regardé avec discernement.

Depuis 1979, plus de quarante-cinq ans d’engagement auprès des animaux, et près de deux ans d’exercice effectif au service de la commune, ne s’effacent pas en quelques lignes.

Une vie ne tient pas dans un titre.

Une vie ne tient pas dans un titre

Contactez-nous

N’hésitez pas à nous contacter via le formulaire ci-dessous pour toute question ou pour obtenir des renseignements complémentaires. Nous vous répondrons avec plaisir, dans la mesure de nos possibilités, et nous vous orienterons au mieux selon votre situation et les besoins de votre animal.

Merci pour votre envoi !

ADRESSE

Champs des bois 1

1439 Rances

TÉLÉPHONE
E-MAIL
OUVERT 7J/7

De 6:30 à 19:30

Uniquement sur rendez-vous

  • Facebook
  • Whatsapp
  • 2504941
  • Signal app

© 2023 Tous droits réservés CA-DNV.

© Copyright
bottom of page